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Afropolite TV: Power

Afropolite TV: Power

Culture et Lifestyle

La série Power a été diffusée aux US sur la chaine Starz. Elle rassemble deux éléments qui plaisent:

un personnage principal noir, à la plastique accrocheuse. J’avoue tout de suite, les pectoraux, abdos et le tatouage de Omari Hardwick, l’acteur qui interpètre le personnage principal ont été des arguments convaincants pour laisser sa chance au premier épisode. Don’t judge me, I am weak. Mais reconnaissez que ce n’est pas ce qui court les séries TV.

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– Une histoire basée sur un anti-héros.  James “Ghost” St. Patrick le personnage principal est dealer de drogue, plus precisément, un des plus grands distributeurs de cocaïne de la ville.. il vient d’ouvrir un night club afin de blanchir ses revenus qui grossissent à vue d’oeil, depuis qu’il est devenu le distributeur principal d’un des plus grands “exportateurs” mexicains de cocaïne. Tout paraît rouler pour le mieux, quand les premières perturbations commencent à apparaître : gérer un club et un grand groupe de distribution de cocaïne ne sont pas toujours compatibles. Les coups bas, et la curiosité du public ne  simplifient pas les choses.

 Je suis de celles qui apprécient les anti-héros. J’ai fini par admettre que les séries basées sur le bon contre les méchants, tournaient vite en rond. Les leçons de morales sont saoulantes à la longue. Mais dès que le personnage commence à s’assombrir et fleurter voire franchir les limites du bien, le récit prend toujours une profondeur plus captivante. Et dans le cas de Power, il n’y a aucune ambiguité on est du mauvais côté de la barrière. Sauf que James San Patrick, a envie de pouvoir vieillir et voir grandir ses 3 enfants. Il n’a pas envie de finir 6 pieds sous terre avant 40 ans ou derrière les barreaux comme tous les gangsters qu’il connaît. Sauf que tout le monde ne l’entend pas de cette oreille.

Pour compléter le tableau, nous avons:

l’épouse, “parfaite femme au foyer” noire américaine qui connaît ses atouts et sait en jouer, savoure le statut que lui offre les affaires de son mari, et se joue les conseillers sans avoir froid aux yeux. Elle a une mère toute aussi lucide sur les activités de son gendre, mais ravie de savoir son loyer et son argent de poche assuré tant que le mariage de sa fille tient la route.

– l’ami d’enfance et associé. Lui n’a aucun problème avec son activité de gangster. Il y prend même du plaisir et trouve que son ami manque d’engagement depuis l’ouverture de son business de la nuit.

Mais l’histoire manquerait de mélodrame sans le retour de l’ex petite amie de Jamie  qui assure deux rôles: la trouble fête qui fait revivre le temps de l’innocence à Jamie et la menace de la loi, car la belle latino est aussi agent du FBI. Et justement en ce moment, elle traque le plus gros revendeur de cocaïne de la ville qui est comme vous le savez…Jamie. Classique triangle amoureux. Classique jeu du chat et de la souris.

Power ne prétend pas être une série avec un scénario spectaculaire. Starz la chaine qui la diffuse est assez connue pour ses séries au scénario basique où le sexe et la violence sont présentés de façon plutôt crue. Dans power le scénario est basique, et le reste est honorablement représenté selon les standards Starz et croyez moi c’est à interdire aux moins de 14 ans au moins. Mais honnêtement à 18 ans, je n’avais jamais regardé de scène de ce niveau, donc, je vous aurais prévenu(e)s.

La série avec son générique soigné, se laisse regarder. Mais  je dois être sincère, le scénario ne casse pas trois pattes à un canard. Les rebondissements sont convenus et le fait que 50 cents soit le producteur et y tienne un rôle moins simple qu’on ne le pense en début de saison n’a pas plus d’intérêt. Les personnages sont trop stéréotypés à mon goût, le jeu des acteurs pas toujours naturel et la rareté des scènes exterieur est decevante. On est à New York quand même!

Je m’attarderai quelques lignes sur le fait que la série perpétue le cliché de l’homme noir qui s’est sorti du ghetto en devenant un dealer de drogue intelligent, même si un effort est fait pour faire de lui le bon père de famille. Mais vous me direz 50 cents préfère se concentrer sur un sujet qu’il” connaît”, le monde de la debrouillardise par tous les moyens, le trafic de drogue y compris. Le sujet est assumé on peut au moins lui concéder cela…

On peut également apprécier que l’intrigue romance à l’eau de rose, ne soit pas la base de la série ( pour le moment ?). Cela change des séries de ce genre et des séries afro américaines que je découvre telles que “being mary jane” et “scandal” dans une moindre mesure.

La regarderai-je jusqu’à la fin de la saison? Oui je suis bon public.

La conseillerai-je? Pas à tout lemonde. Faites vous une idée avec l’épisode 1. Mais si les anti héros ne vous plaisent pas, laissez tomber.

Afropolitude level: 2/5

9 Comments

  1. mary
    16/10/2014 at 8:32 pm
    Reply

    Hello
    je suis pas fan des anti héros,du coup je ne pense pas que je regarderai. Mais juste pour dire que j’aime bcp l’analyse qui est faite dans cet article.

    • Moniki
      17/10/2014 at 10:26 am

      Merci Mary, ça me touche énormément. J’espère que les prochaines revues porteront sur des séries plus à ton goût 😉

  2. bichilla
    16/10/2014 at 10:55 pm
    Reply

    Jamais entendu parler mais cette analyse me donne définitivement envie d’y jeter un oeil. Black, anti-heros, femmes noires ou latinos sexy, j’avoue, je n’ai pas besoin de plus 😉

    • Moniki
      17/10/2014 at 10:50 am

      J’avoue que ces ingrédients ont joué dans mon choix de visionnage. Tu nous diras ce que tu en penses

  3. Sula H.
    17/10/2014 at 10:31 am
    Reply

    Moi non plus, jamais entendu parler. L’analyse est tres lucide, mais je crois que ca ne sera pas forcement mon trip. Good job though!

  4. Abiba
    19/10/2014 at 9:07 pm
    Reply

    C’est là on voit les passionnées de séries là !Comment as-tu pu tomber sur celle là ? Lol ! En tous cas, la revue est vachement bien faite ! Je suis bon public aussi, du coup, si j’ai l’occasion de la regarder, pourquoi pas ?

  5. OGO
    01/12/2014 at 8:14 pm
    Reply

    je vais télécharger la série de ce pas..

  6. Sabmel Geois
    08/03/2015 at 8:23 pm
    Reply

    J’en suis au 5ème épisode et je trouve que c’est c’est quand même une énième insulte aux femmes noires…
    J’veux dire ils ont foutu Tasha la femme (noire) de James en pétasse arriviste qui ne pense qu’au shopping et au cul que James ba*se vite fait, sans passion une fois par semaine en rentrant du taf. Et la blanche c’est le grand et vrai amour de James, elle a fait des études, s’en est sorti par elle-même, il lui fait 1000 et une galanteries….
    Bref c’est le sens caché que je vois à cette série….

    • Moniki
      12/03/2015 at 2:54 pm

      Hey Sabmel. Cette lecture “coloriste” n’est en effet pas totalement à exclure.
      Mais de là à en faire une n-ième insulte aux femmes noires, j’avoue être un sur la réserve.
      A ce rythme on pourrait étendre ce raisonnement en comparant cette série à une nième insulte aux hommes noirs décrits comme des dealer de drogues qui trompent leurs épouses. ( ce que je relève dans l’article)
      une nième insulte aux femmes noires qui au lieu de guider leur mari vers le droit chemin , les soutiennent dans le crime.
      Je ne m’identifie pas en tant que femme noire à Tasha, du coup l’insulte m’échappe sans doute.
      On se mettrait du coup à étendre le raisonnement à: les famille latino poussent leurs filles à faire des études quand les familles black les encouragent à sortir avec des délinquants.
      On peut regretter l’absence de “femmes noires bien” dans la série. Mais en fait non, comme je disais dans l’article, j’aime bien le fait que personne ne soit parfait. c’est moins manichéen.

      Merci pour le comment.

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