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Célébrons les femmes !

Célébrons les femmes !

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Ce jour spécial dédié à la femme a-t-il encore du sens? Pourquoi un jour pour la femme? De nos jours, en avons-nous encore besoin ?

Au moment d’écrire ces quelques lignes, ce questionnement me vient à l’esprit. Devons nous marquer le coup pour cette journée à The Afropolite?

À cette dernière question, sans hésitation, la réponse est oui. Qu’on soit d’accord ou non avec le concept, il nous faut en discuter, soulever le débat, prendre les avis, bref en parler !

En poussant un peu plus la réflexion, une idée m’est venue à l’esprit. Pourquoi ne pas marquer le coup en recueillant des témoignages, des souvenirs de cette journée autour de moi. Une façon de faire une mosaïque des célébrations.

Alors, Afropolite, quel est ton plus beau/marquant/inhabituel souvenir de la journée du 8 mars ?

Je me lance ! Ma 1ère célébration de la journée de la femme fut la plus importante, comme toutes les premières fois, lol. C’était au collège. Étant dans une école n’accueillant que des filles, cette journée revêtait un sens particulier que nous percevions mal du haut de nos 13-14 ans. En effet, nos éducateurs (trices) et autres professeurs y mettaient le paquet pour qu’elle soit mémorable. Un débat avait été organisé ainsi que plusieurs autres festivités (ballets, chants, poèmes, pièces de théâtre etc.). L’objectif était de nous faire comprendre à quel point nous étions des privilégiées (des filles privilégiées) d’avoir accès à une éducation de qualité, d’avoir le choix de notre avenir, d’avoir la possibilité d’être indépendante plus tard.

Pour les jeunes en crise d’adolescence que nous étions, le message, pourtant si noble, n’avait pas vraiment trouvé écho à l’époque. Pour nous autres, tout semblait si normal, si trivial. C’est bien plus tard que ces mots, martelés tout le long de mon cursus secondaire, ont pris tout leur sens. Aujourd’hui, femme active et mère, je comprends bien le gros avantage qu’est le fait d’avoir le choix. Alors merci  à ces personnes dévouées à notre éducation : professeurs, éducatrices, censeurs, bibliothécaires, directrice… j’en passe et des meilleurs !

Vous aussi, partagez avec nous vos souvenirs de cette célébration en commentaires à cet article, sur notre page Facebook ou sur le fil twitter. À vos claviers !

 

3 Comments

  1. Moniki
    11/03/2014 at 10:38 am
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    Comme tu as dû être déçue quand tu nous as posé la question Lamel! J’ai un souvenir diffus et assez ennuyeux de la seule célébration à laquelle j’ai assistée. Je devais être aussi au collège. Et honnêtement en dehors du fait que ça faisait une journée sans cours, où on pouvait flâner dans le lycée sans problèmes, j’avoue n’en avoir pas gardé autre chose que cette impression de « fête forcée »
    La journée de la femme me laisse toujours une impression mitigée. L’orgueil ou l’amour propre en moi me donne envie de dire que je n’en ai pas besoin. C’est ramener la femme à une n-ième espèce menacée, une cause désespérée qui nécessite que tout le monde se mobilise, ou une pandémie pour laquelle on a besoin d’aide. C’est ressassé pendant 3 jours : la veille, le jour et le lendemain toutes les choses que la femme n’a pas encore(?) le droit de faire ou d’être à travers le monde. Le côté un peu « réjouissez vous d’avoir la chance de pouvoir choisir » , c’est si rare de part le monde. Situations auxquelles je suis honnêtement très peu confrontée quotidiennement. Bref un tableau qui m’est étranger car tout ce que j’ai me paraît tellement dû et naturel. Et face à ce sentiment de « il n’y a pas que des femmes victimes » je vois ce qui est montré et c’est une réalité. Il y a trop de raison de mobiliser l’attention sur les situations des femmes. Avec The Afropolite, je nourris avec toi le désirs de montrer les situations des femmes, les victimes ET toutes les autres. Celles qui vivent une vie où la liberté de choisir ce qu’elles ont leur est due, n’est absolument pas remise en cause même dans l’imagination la plus débordante et veulent que cette liberté soit due à toutes.

  2. Lamel
    11/03/2014 at 1:55 pm
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    Merci Moniki pour le partage. j’avoue que le non-engouement après ma question m’a laissé une impression étrange. Comme si, parce qu’on a accès à tout, l’on ne doit plus se sentir concernée par le fait que ce n’est pas le cas de toutes les femmes? Et dans notre vie de femme indépendante, active, “moderne”, sommes-nous à l’abri d’un retour en arrière ? avons-nous gagné toutes les batailles, même la plus dure, celle contre notre propre culpabilité ?

  3. Maimouna
    14/03/2014 at 7:15 am
    Reply

    Lamel,

    Je pense malheureusement que l’objectif recherché par les précédentes femmes dans les années 1900 n’a pas été atteint. C’est bien dommage! Mes seuls souvenirs non lointains de la célébration de la journée internationale de la femme remontent à l’année passée et cette année.
    L’an dernier, l’entreprise où je travaille a organisé un déjeuner-débat sur le nouveau code du mariage ou devrais-je dire les modifications du code du mariage et cette année il n’y a rien eu à part le port du pagne confectionnée pour la dite journée. Tout comme j’ai été choquée du non-engouement des femmes à la plus petite échelle, i.e. dans les quartiers et même les mairies et je me suis posée la question suivante: que puis-je faire à mon niveau pour me célébrer, pour nous célébrer parce que la Saint Valentin a eu plus de succès que la journée internationale de la femme.

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