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Chuck Berry : Johnny was good

Chuck Berry : Johnny was good

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Un musicien de légende vient de s’éteindre ce samedi 18 mars.

Lorsqu’on parle de légende, on est bien loin du compte. Il a été repris par les plus grands artistes : Jimi Hendrix, les Beatles ou Elvis Presley ! Même les Beach Boys l’ont plagié !
On lui attribue rien de moins que la paternité du Rock’n’Roll.

Sorti en 1958, son morceau « Johny B. Goode » fait partie des “Sounds of Earth” catapultés dans l’Espace. Cette « short list » d’une trentaine de chansons apparait comme un véritable best of musical, mondiale à destination d’éventuels extraterrestres. Si je recevais ce fameux disque de la NASA, quelque part à des années lumières de la terre, mon seul regret serait sûrement qu’on ne m’ait mis qu’une seule chanson de Chuck !

C’est à partir d’une mélodie caractéristique du blues, mais avec un rythme affolant, que Chuck Berry tire ce fameux riff, considéré comme fondateur du Rock.
Originaire du Missouri, vivant de petits boulots, il était coiffeur avant de connaitre le succès en 1955 avec la chanson « Maybellene ». Première historique : sa reprise de « Ida red » aura plus de succès que la version chantée par un groupe blanc.

Après plus de 60 ans de carrière, Charles Edward Anderson Berry est peut être mort trop vieux ? Les jeunes générations semblent totalement le méconnaitre. La mort d’autres géants comme Prince a fait bien plus de bruit, alors que l’influence de Chuck est incontestable sur tout un pan de la musique moderne. Voire sur plusieurs générations de musiciens.

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Certes, il n’avait pas sorti d’album depuis 1979. Et c’est en octobre dernier, le jour de ses 90 ans, qu’il annonçait enfin la sortie d’un nouveau disque studio. 40 après ! Ce sera finalement un album posthume…

Chuck est l’un des meilleurs guitaristes de tous les temps, l’un des premiers à entrer au Rock’n’Roll Hall of Fame dès son inauguration en 1986.
Surnommé « Crazy legs », il avait une maitrise de la scène époustouflante. Son jeu de jambes et son fameux « Duck Walk » auront inspiré des successeurs fameux tels que Michael Jackson ou James Brown.

Au final, même ceux qui ne le connaissent pas directement, reconnaitrait entre mille la fameuse intro de « Johnny B. Goode », inscrite dans l’inconscient populaire. D’ailleurs, sa musique hante souvent d’autres pans de la culture pop, tels que les films « Retour vers le Futur » ou « Pulp Fiction».

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Marié depuis près de 70 ans, le mythe n’était pas non plus lisse et arborait un côté trouble : quelques erreurs de jeunesses, des déboires judiciaires peu connus du grand public, des affaires de mœurs réglées à l’amiable. Il était aussi assez dur en affaire, demandant des cachets de plus en plus conséquents pour apparaitre sur scène. Certains diraient « qu’il était trop intéressé », mais vu le fric que se faisaient la plupart de ceux qui l’ont copié, pourquoi n’aurait-il joué que pour l’amour de l’art ? Surtout qu’il ne s’économisait jamais sur scène, donnant des concerts jusqu’en 2011 !

Selection (non exhaustive) :

Johnny B. Goode

Maybellene

Little Queenie

 

Sweet Sixteen

 

Roll over Beethoven

 

Rock and Roll Music

 

Nadine

 

You Can Never Tell

 

No Particular Place to Go

 

My Ding-a-Ling

 

Promised land

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