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Filles et métiers “d’homme” – Partie 1

Filles et métiers “d’homme” – Partie 1

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Je me considère comme une féministe* même si je ne sais pas exactement ce que veut dire ce mot. Peut être jusqu’à la fin de cet article je me résoudrai a ouvrir un dictionnaire. Pour le moment, parlons de ma propre expérience.

D’aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours voulu être ingénieur. Bien sur après les fameuses périodes ou tous les enfants veulent être pilote. Bref, depuis au moins mes 12-13 ans, je voulais être ingénieur, construire des ponts ou assembler des ordinateurs. Ça ne n’a jamais paru irréaliste ou même sortant de l’ordinaire. En tout cas, personne, ni mes parents ni mes professeurs ne me l’avait fait sentir comme Le mont Everest à surmonter. Peut être me rappeler que pour y arriver, ben, il ne fallait pas trop que je néglige les mathématiques ou les sciences physiques. Mais jamais que ce serait dur parce que j’étais une femme. En plus, je n’étais pas la seule, dans ma classe de terminale, sur 35 filles, près de la moitié avait les mêmes rêves que moi. J’ai donc tout fait pour réaliser mon rêve.  Mais une fois arrivée au canada, je tombe des nues. D’abord, Le pourcentage de filles en génie atteint à peine 20%, 23% pour être exact en 2011 ( Source) et cela grâce aux branches dite plus féminines (génie biomédical, génie chimique etc.). Je me rends compte que je suis “exceptionnelle”, je suis une fille dans un métier non conventionnel, surtout en mécanique, en électrique ou en TI (Technologie de l’information). Plusieurs campagnes publicitaires, des bourses spécifiques, tout est fait pour attirer les filles dans nos métiers. Les efforts commencent de plus en plus tôt car le problème est profond. Les petites filles, dès les premières classes de collège ne se dévouent plus dans les matières scientifiques, condition sinequanone pour entrer en génie. Le plus drôle c’est que tout ça marche a peine. Les jeunes filles de 14-15 ans voient le génie comme pas assez attractif, pas assez féminin malgré les salaires conséquents et Le taux de placement exceptionnel. Que s’est-il passé? Qu’est ce qui a change entre 1999 à Abidjan et 2014 à Montréal? Est ce une question géographique ou temporelle? Le féminisme a-t-il du souci à se faire?

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Source

Selon le Larousse :

Féminisme, nom masculin (latin femina, femme) : Mouvement militant pour l’amélioration et l’extension du rôle et des droits des femmes dans la société.  Attitude de quelqu’un qui vise à étendre ce rôle et ces droits des femmes : Un féminisme actif.

5 Comments

  1. Mary
    24/06/2014 at 10:35 am
    Reply

    Bonjour Lamel,
    Je suis restée un peu sur ma faim… J’espère qu’il y a une suite. En tout cas, je l’attends 🙂

    • Lamel
      24/06/2014 at 7:18 pm

      T’inquiètes Mary, j’y songe 😉 Sinon, quel est ton point de vue sur la/les question(s)?

  2. Mary
    27/06/2014 at 9:41 am
    Reply

    Ah ok, j’attends la suite alors.

    J’avoue ne pas avoir de réponse pertinente aux questions… Je ne suis jamais vraiment posé la question, en particulier sur l’aspect géographique. Pour ma part, je n’ai jamais été effrayée par les matières scientifiques, j’étais même plutôt excellente. Mais je pense que paradoxalement, je me suis plus ou moins laissée influencée par le discours sur les métiers dits d’hommes, dans le sens que bien qu’ayant les aptitudes pour suivre les études qui auraient pu m’y mener, ces métiers ne m’ont jamais intéressés.
    Je me souviens par ex que qd j’étais en prépa, y avait une matière dans laquelle j’exellais, qui s’apl “Sciences de l’ingénieur”. Quand il a été question de choisir son orientation, la logique aurait voulu que je choisisse les “sciences de l’ingénieur”, mais j’ai préféré choisir la chimie, bien qu’ayant de moins bons résultats dans cette matière… Le prof de “Sciences de l’ingénieur” a essayé de faire un lobby pour me convaincre de choisir son camp lol, mais je ne l’ai pas écouté.

    Autre point: plus jeune, je voulais être ingénieur des Ponts et chaussées…Je ne sais pas à quel moment précisément j’ai abandonné cette idée…

    Voilà un peu pour ma petite expérience 🙂

  3. Moi
    28/06/2014 at 1:51 pm
    Reply

    “Que s’est-il passé? Qu’est ce qui a change entre 1999 à Abidjan et 2014 à Montréal? Est ce une question géographique ou temporelle? Le féminisme a-t-il du souci à se faire?”

    As- tu envisagé que ton appréciation soit totalement faussée par le fait d’avoir passé ta scolarité dans une école de filles?…
    Autrement, il n’y a absolument rien de nouveau sous le soleil. Sur 35 filles, près de la moitié ça fait maximum 17. 17 qui se sont éparpillées un peu partout dans le monde. En proportion, ça ne fait pas non plus un pourcentage dément à l’arrivée. Sans oublier que certaines d’entre elles n’ont certainement pas suivi leur “rêve” de départ et se sont orientées vers autre chose. Les filles de terminale scientifique étaient-elles aussi nombreuses dans ton lycée que les filles d’autres séries? Combien de classes de matheuses y avait-il, pour combien de classes littéraires par exemple? Est-ce que cette proportion a déjà été inversée une seule fois dans l’histoire de ce lycée?
    J’ai fréquenté un lycée mixte et il n’y avait même pas 5 filles en terminale scientifique, de même qu’en terminale littéraire, il y avait 2 mecs perdus au milieu d’une classe exclusivement féminine par ailleurs. Et je crois que c’est assez représentatif du système éducatif de manière +générale, si on sort de son microcosme. C’est le cas au moins en France, c’est le cas en Côte d’Ivoire. Peut-être aussi au Canada. En France, tu as près de 80% de filles représentées au bac littéraire, contre 40 et poussière au bac scientifique. Si on prend un lycée de garçons, on réussira évidemment à trouver 2 ou 3 classes de terminale littéraire pleine de garçons. ça ne veut pas dire que de façon globale, les garçons ont tendance à s’orienter (plus )nombreux ou à être orientés nombreux vers une série L. Être dans un lycée où un seul sexe est représenté ne fait forcément voir les choses qu’en noir ou qu’en blanc. S’il y avait mixité, tu ne te serais jamais retrouvée avec tes 34 camarades dans cette classe, il y aurait eu un écrémage naturel et certaines auraient sauté.
    Je crois que ce décalage qui existe dès la base, se poursuit juste dans l’enseignement supérieur. Après, féminisme ou pas, je ne me prononce pas. Je ne sais pas si c’est une question féministe ou pas. En tout cas, je ne juge pas, pour reprendre ton expression, que ce soit un “problème” en tant que tel. Que les filles s’orientent moins vers certains métiers que d’autres, n’empêche pas la terre de tourner rond. Le problème serait plutôt qu’on les en empêche alors qu’elles veulent bien le faire. A te lire, on ne dirait pas. Tant que ce n’est pas le cas, je ne vois pas en quoi ça soulève vraiment un “problème”.

    • Lamel
      29/06/2014 at 12:46 pm

      En effet, Moi, vue de ma lucarne, le “problème” a mis du temps a apparaître a mes yeux. Je parle de problème car limiter son ambition pour cause de genre, c’est dommage et vu toutes les études qui se font sur le sujet ou le caractère exceptionnel que revet la nomination d’une femme présidente ou CEO d’une grande boîte,je suis loin d’être la seule a le penser. Dans le fond, qu’il y ai peu de filles dans les métiers non conventionnels (ou vice versa) n’est pas problématique en soi si il s’agit d’un choix délibéré. Mais qu’il y ai des filles intéressées qui s’empêchent d’y penser parce que ce sont des métiers faits pour les hommes non! De plus, comme je l’ai dit dans l’article, ce sont des métiers souvent payants, avec peu de chômage contrairement aux métiers traditionnellement féminins (sans vouloir généraliser). C’est dommage de passer a côté d’une meilleure qualité de vie juste parce qu’on pense que ce n’est pas adapte à notre genre.
      Contente d’apprendre que ce n’est ni géographique, ni temporelle a ton avis. Merci d’avoir partager ton point de vue avec nous 🙂

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