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Afropolite City: Holà Havane

Afropolite City: Holà Havane

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Quand on me dit Cuba ou La havane une multitude de choses me vient en tête : la salsa, l’orchestra Aragon, le buena vista social club, la guerre froide, le communisme, le leader maximo, l’embargo, Che guevara, les tickets de rationnement, cayo largo, la mer turquoise et les plages de sable blanc, les vieilles voitures américaines, les mojitos, les Daîquiri, le  rhum et les cigares.

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En allant à Cuba, on a l’impression d’aller vers une destination déjà bien connue mais on se rend compte assez vite qu’on ne la connaît pas du tout.

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C’est une chose d’en avoir entendu parler, c’est vraiment autre chose d’y être à La Habana .

Je peux désormais ajouter à cette liste : vieille ville espagnole, héritage colonial espagnol, américain, passé esclavagiste, paladar, double monnaie, churros à la confiture de lait, riz grillé au porc, langoustes, métissage, double discours, et tant d’autres choses que j’essaierai de partager avec vous afropolites.

Sur les 4 journées passées à la Havane, la première fut la plus intense. Grâce aux services d’une guide locale, il a été possible de découvrir un pan du passé et du présent de Cuba. Beaucoup de touristes ne passent qu’une journée à la Havane au milieu d’un séjour en hôtel all inclusive sur la côte.  Je recommanderais d’y passer au moins 3 jours dont 2 nuits.

DSC_0542 DSC_0568 Restaurant dans la vieille havane

Au cours des journées, vous aurez la joie de visiter la vieille ville coloniale espagnole. Pour qui en a déjà visité en Espagne ou dans d’autres îles de Caraïbes ou d’Amérique du Sud, il y a un côté surprenant à retrouver tout ce qui fait le style colonial espagnol si loin de la péninsule ibérique et malgré tant de mutations politiques majeures qui ont traversé cette île. Cuba met un soin remarquable à conserver son héritage architectural malgré la crise économique continue qu’elle vit depuis les années 80.

En parcourant les ruelles pavées, vous découvrirez les vieilles bâtisses espagnoles transformées en restaurants pour touristes pour beaucoup ou en habitations du cubain moyen.

La Calle Obispo sera un point de passage obligatoire qui vous permettra de voir et croiser plus de cubains, de découvrir des anciennes pharmacies ou magasins à épices, témoignages d’un autre temps et de faire le lien entre la vieille ville et le centre. Mais ces rues manucurées cachent mal les ruelles moins rénovées de la vieille ville, où les bâtiments aux façades délavées côtoient les nids de poules et les flaques d’eau stagnantes, les branchements électriques anarchiques et les bâtisses en cours d’effondrement.

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DSC_0584En bordure de la vielle ville, vous entrerez dans le centre . Vous pourrez faire une halte au Floridita, antre du Daïquiri pour vous rafraîchir avant d’arpenter ses grandes avenues et ses bâtiments d’inspiration nord américaine. On y contemple avec étonnement ce capitole dans un pays réputé anti américain, son opéra en cours de rénovation et quelques hôtels anciens casino au style qui rappelle tant l’âge d’or d’atlantic city ou de Las Vegas.

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N’hésitez pas à entrer dans ces hôtels et bâtiments aux escaliers, plafonds et aux colonnades impressionnants. C’est une véritable plongée dans le passé.

Très vite, vous apercevrez ici ou là les vestiges de la révolution ; le musée tout en verre présente les chars et les avions qui y auraient participé, le tout au pied de l’ancien palais présidentiel de Batista.

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Vous devinerez dans la continuité de ce quartier la vraie Havane. Celui où les cubains vivent, travaillent et sortent. La porte annonçant le quartier chinois rappelle qu’ici existait un china Town, mais ne vous y trompez pas, on est bien à la Havane. Mobylettes, pousse pousse, vélo taxi, taxi de groupe, bus, véhicule de collection se côtoient dans un dynamisme typiquement citadin.

Barrio chino

 

Rue de la vieille havane

Et au détour de vos déambulations, vous tomberez sur l’ancienne fabrique de cigares partagas. Il vous faudra penser à vous inscrire pour visiter la “nouvelle ” installée un peu plus loin dans la quartier. Rangez l’appareil photo , le secret de fabrication de ces cigares roulés à la main par des centaines de spécialistes de tous âges vaut vraiment le coup.

Hall de la fabrique de cigares Partagas

Vous prendrez un taxi Lada (souvenir des soviétiques) ou une vieille américaine pour découvrir la place de la révolution (qui ressemble plus à un grand parking à ciel ouvert) et vous balader dans la petite banlieue résidentielle où se trouvent de superbes résidences style années 50 dans le quartier de Vedad.

Portrait de cheguevara - place de la revolution

A la nuit tombée, optez au moins une fois pour un des nombreux paladars : restaurants privés, installés dans les appartements des cubains. En effet, même si la libre entreprise est peut-être autorisée, seuls les restaurants d’état ont pignon sur rue. Les entreprises privées doivent se contenter du bouche à oreille et de trip advisor. Dans une ancienne chambre ou sur la terrasse d’un appartement, vous pourrez déguster des langoustes et de savoureuses spécialités cubaines, accompagnées de vins sud américains.

Vous pourrez finir la soirée dans un bar ou une “casa cultural” écouter un groupe de salsa ou danser, c’est selon.

Il y a encore tant à raconter, mais n’hésitez pas à y aller si l’opportunité se présente, La Havane vaut le voyage.

Vieille automobile américaine

 

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