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Instant chocolat: De Babi à Paname

Instant chocolat: De Babi à Paname

Arts et entertainment, Culture et Lifestyle

 

Instant Chocolat ? J’ai entendu parler de la start up par des amis et les blogs Babiinside, Originvl
Je n’ai jamais visité le salon du chocolat de Paris. Well, une odeur d’injustice face au dos courbé des paysans parents, du seul profit des grands de ce monde chocolatier, une fumée corruptive de la filière Cacao, des cours qui fluctuent bien souvent en chute libre… Et puis ce n’est pas un aliment primordial. C’est du chocolat quoi. Que ce soit 70%, 40% en cacao pur, ça ne rassasie pas son homme et sa consommation excessive entraîne des carries dentaires. Vous l’auriez compris: le chocolat, ce n’est pas ma tasse de cacao.
Sauf qu’il se trouve que depuis que je sais lire et écrire, depuis l’école primaire, on me rabâche les oreilles sur l’histoire importante de ces matières premières :le café et et le cacao. Mieux, le succès de mon pays repose sur l’agriculture. Mais encore, la Côte d’Ivoire est le 1er producteur mondial de cacao et le 3ème du café. Leurs fèves sont parmi les meilleures au monde. Pire, j’ai été abbreuvé au sein discourt sans avoir tété une seule goutte d’un cacao nourricier transformé sur son sol en chocolat. Aucun morceau n’a effleuré mon palais. Quel contraste! www.tchip.com!
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Et puis, Instant Chocolat! Un nouveau souffle, trois braves mogo et l’idée ingénieuse de promouvoir la transformation des fèves de cacao au chocolat sous des formes valorisant la culture africaine.
Entrepreneurs passionnés, Axel Emmanuel, l’artisan chocolatier , Yvan Patrick, le Graphiste et Marc Arthur le Marketeur publicitaire m’ont entraîné dans leur vision-challenge. Le rêve africain. Une Afrique intrépide, responsable, loin des clichés d’assistanat et de la main tendue. Une génération d’entrepreneurs qui mise sur le patrimoine historique et puise leur idée des ressources locales, de la terre-mère. Et moi, il m’en faut peu pour avoir les papillons au ventre.
Une campagne crowfunding réussie 😛  Des expositions ventes bien organisées, des dégustations conformes à la vision, des emballages attractifs. Un atout considérable: l’architecture du chocolat. En fait, leur chocolat n’est pas simple!

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Des tabourets, des peignes afro, des ustensiles de cuisine africaine, le jeu de société Awalé, etc.

Le chef d’oeuvre est le masque Zaouli, masque Gouro du peuple de l’ouest de la Côte d’Ivoire et qui fait partie du patrimoine de l’UNESCO. Ce n’est pas petit boucan!

masque Zaouli en chocolat
Crédit photo: babiinside

Tout cela m’a motivé à participer au Salon du Chocolat de Paris.

Tarif: 14 euros/adulte, 6,5euros/enfant, 35euros/famille
Tchibaaaaaah ça fait mal au portefeuille, mais nous sommes afrosoutiens , on soutient les freres jusqu’au bout sans cligner des yeux. J’y suis allée le dernier jour et je suis arrivée au moment du défilé des robes en chocolat.  Les robes étaient belles et ont montré la créativité des stylistes chocolatiers. Mais bof. Soit dit en passant, une des mannequins, se dandinant, m’a soulé à quémander l’applaudissement des spectateurs *Rolling my eyes* Le sel ne fait pas de publicité!

Bref, je me suis dirigée vers le rez de chaussée qui regroupait tous les stands des pays producteurs.

Stand Instant chocolat: Que fière. Ils ont réussi leur pari de Paris (Fallait bien que je tente le jeu de mots :mrgreen: )! Ils ont exposé leurs chocolats, leurs talents, leur Or Brun. Bonne ambiance, musique (Miss lolo de Meiway, les Ivoiriens ne vont jamais changer!), explication du processus de transformation, dégustation, accessibilité de l’équipe. La même bonne humeur et simplicité de Babi à Paname. Les yeux toujours brillants de leur audace.

J’ai pris plusieurs centaines de grammes de chocolat, de quoi passer de belles fêtes de fin d’année sans acheter les classiques chocolats français et offrir aux collègues et amis. Le goût ?  Bah oui, c’est bon, c’est délicieux! Aka, ça vient des plantations de Côte d’ivoire, des régions de la boucle du cacao. Ce sont en particulier des fèves de Maferé,  Agboville, Alépé, Toumodi, Yamoussoukro. Est ce qu’on peut douter et faire la fine bouche? J’avais déjà acheté à Abidjan des stickers de chocolat lors de leur soirée Exposition – dégustation  – vente au BAO Café dans le cadre du crowfunding leur permettant de participer au Salon du chocolat. Mais j’ai tout consommé bien avant la fin de mon séjour, donc oui je confirme le bon goût des Instants Chocolats. Pourvu quand même que je ne termine pas ces achats Noël. Le seul bémol que j’ai noté, c’est que les petits masques chocolats étaient cassés. Rien de très grave, mais cela veut dire que pour le prochain long vol, l’équipe devra faire attention au transport de cet or brun un tantinet délicat. Voilà comme ça, on ne dira pas que l’atalaku est sponsorisé.

Autre tour des autres exposants:

J’ai acheté du chocolat du Ghana, du Togo (charmante équipe, en fait, le tonton m’a donné une tablette gratuite, donc reconnaissance du ventre oblige). Sao Tomé Principe. J’étais surprise de voir deux autres stands ivoiriens (leur première participation également). Leurs chocolats étaient bons, présentation avec des photos de ce qu’ils font sur place, des travailleurs, des matières premières jusqu’au produit fini. De ce que j’ai compris, ça semble être du commerce équitable sans en avoir l’étiquette, “chocolat Yêré”. Il y avait également le stand du Conseil du Café et du Cacao, j’aurai voulu en savoir plus sur leur présence au salon, leur réel travail mais je suis suis arrivée tardivement et ils pliaient bagage donc moins disponibles à mes interrogations. En entendant parler Baoulé, un sourire s’est dessiné sur mes lèvres.

L’innovation de l’édition de cette année était le salon chocolat Junior. Des stands et des ateliers pour les enfants. A ce titre, il y avait la présence de Mboa Mbuno, une conteuse de cultures à travers sa célèbre poupée Nubia Kemita. Remember notre article sur l’offre existante de poupées noires par des entrepreneurs Afro. Elle a animé des ateliers de conte, des ateliers de coiffures pour apprendre à coiffer les poupées, et j’ai assisté à une prestation musicale confortablement assise dans des poufs moelleux. A la réponse de savoir si les poupées sont en chocolat, rires, non ce ne sont que de vrais poupées avec des cheveux crépus. Et ma foi, les cheveux sont tellement doux, on croirait des vrais! Mais peut être qu’au prochain salon du chocolat, une collaboration avec Instant Chocolat donnerait des idées de poupées comestibles 😆  😛

“Transmission du patrimoine culturel africain avec Muna Mboa : lectures de contes en provenance de différents pays producteurs de cacao, spectacles de chants traditionnels et de contes, chasse aux adrinkas (jeux de piste dans le Salon), ateliers de coiffures africaines et apprentissage de langues africaines, « ateliers tissu » sur l’histoire des imprimés africains et création d’accessoires en wax, sans oublier des ateliers de dessins et de maquillage en chocolat.”
C’était vraiment une excellente idée que Muna Mboa soit un partenaire de ce salon. Et j’ai craqué pour une poupée 😆
Je garde un bon souvenir de ce salon du chocolat.
On souhaite un bon vent à l’aventure Instant Chocolat. Si vous êtes à Paris, vous pouvez encore les contacter jusqu’au 20 novembre pour acheter des petits masques en chocolat, et si vous êtes à Abidjan, ils participeront à plusieurs évènements dont Wax a Wonderful World.
En tout cas, bravo à eux et bonne continuation sur les terres africaines!
Site: www.instantchoc.com

 

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