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La solitude du vainqueur

La solitude du vainqueur

Culture et Lifestyle

Paulo COELHO, auteur mondialement connu et reconnu et dont la célébrité n’est plus à démontrer, s’intéresse principalement dans ses ouvrages, au développement personnel et à la connaissance spirituelle. On peut citer parmi ses ouvrages les plus célèbres « L’alchimiste » et « Le pèlerin de Compostelle » qui sont des guides initiatiques pour le lecteur qui les découvre.

L’auteur crée la surprise avec ce nouvel ouvrage qui s’intitule « La solitude du vainqueur ». Le lecteur se retrouve emporté dès les premières lignes dans un thriller passionnant qui met en scène plusieurs personnages en proie à leurs plus profonds démons pour vivre leurs rêves jusqu’au bout. Paulo Coelho nous fait redécouvrir sous toutes ses formes l’amour et l’ambition. Le style est direct, un brin sarcastique et à fleur de peau. Une brise douce qui contraste avec le cynisme avec lequel il nous met en face de l’appétit insatiable de notre égo sur fond de l’industrie impitoyable du luxe et de la mode :  le festival de cannes.

Cinq personnages y mènent chacun leur combat pour trouver leur vérité : un millionnaire russe justicier, un magnat oriental de la mode, une starlette, un flic et une future top-modèle. Ici, la notion du bien ou du mal est abstraite. Le plus important est de réaliser son rêve à n’importe quel prix.

On aime cette nouvelle forme romanesque expérimentée par l’auteur qui se veut une ébauche réaliste du monde de plus en plus matérialiste dans lequel nous vivons aujourd’hui. Ce livre pousse le lecteur à faire une introspection au sujet de ses propres démons, de ses propres combats. Il révèle avec impudeur les bassesses dont nous sommes tous capables quand l’ambition nous dévore et nous ronge l’âme. On se sent presque gêné de se reconnaître dans certains passages et de constater qu’une partie de notre être aimerait être célèbre et adulé, voudrait, à n’importe quel prix, faire partie de ce monde sélect réservé à quelques « extraterrestres » tout en critiquant cette mondanité sans en connaître grand chose. Cet ouvrage met aussi l’accent sur l’autodestruction, un parasite qui prend ses sources dans la frustration, le refoulement, le déni des douleurs et des blessures que la vie nous fait subir, mais aussi dans la force, la puissance dont l’humain apprend à faire preuve face à la société sans prendre le temps d’écouter ses souffrances et ses limites. Un poison qui peut parfois pousser l’humain à détruire tout autour de lui en étant convaincu qu’il agit encore une fois pour le bien de tous. L’auteur nous laisse cependant sur notre faim à la fin de l’ouvrage. On pourrait y lire un doute sur la capacité humaine à transcender ses maux. Peut-être a-t-il laissé une ouverture pour permettre à chaque lecteur de se faire Sa Vérité….

A mon sens, « La solitude du vainqueur » ouvre la voie à une profonde réflexion sur les aspects suivants : le véritable sens du bonheur, le sens de la liberté et de l’amour, la place que nous donnons à l’intelligence et à l’innocence dans notre quotidien… Une quête de sens que chacun se doit de trouver pour être en accord avec lui-même et avec son environnement social.

Opus de « mes passages préférés » :

● Dans le monde idéal, le Pouvoir parlerait aux acteurs, réalisateurs, stylistes et écrivains, qui ont en ce moment les yeux rouges de fatigue, se demandant comment ils vont regagner les chambres qu’ils ont louées dans des villes éloignées, pour reprendre demain le marathon des demandes, des possibilités de rencontres, de la disponibilité. Dans le monde réel, le pouvoir est à cette heure enfermé dans sa chambre, consultant son courrier électronique, se plaignant que les fêtes se ressemblent toujours, que le bijou de l’amie était plus gros que le sien, que le yacht du concurrent a une décoration unique – comment est ce possible ?

● « Tente l’impossible. Ne commence pas par le bas, parce que en bas tu y es déjà. Grimpe rapidement, avant qu’on ne retire l’échelle. Si tu as peur, fais une prière, mais continue. »

● Le syndrome de la célébrité. Quand les gens oublient qui ils sont et se mettent à croire ce que les autres disent d’eux.

● Nous ne découvrons qu’un projet est mauvais que lorsque nous le menons à ses conséquences ultimes. Ou quand Dieu le miséricordieux nous guide dans une autre direction.

● Le ciel est la seule limite.

Pour le reste, je laisse à chaque lecteur le soin de découvrir cet ouvrage et de se l’approprier.

Bonne lecture ! A bientôt pour un nouveau voyage littéraire !

Lire, c’est nourrir son âme…

A propos de l’auteur :

Reine de Saba

Libre dans l’âme et très éclectique par nature,  je suis une « passionnée de la vie » qui cultive et consomme sans complexes tout ce qui peut enrichir, son corps, son esprit et son âme : littérature, spiritualité, arts divers, musique, danse, cuisine du monde, mode, voyages et « bizarreries »… Cotonou, Yamoussoukro, Abidjan, Montpellier, Toulouse et Paris sont les quelques villes qui m’ont vu grandir et vivre mille et une vies. En escale à Cotonou depuis… 8 ans… – oups ! Que c’est long dis donc ! ; -) -, je travaille dans l’audit et le conseil aux entreprises. Les relations humaines sont aussi sacrées pour moi. J’essaie au mieux d’enrichir la vie de ceux qui me sont chers et vice-versa. Humm ! Qu’il fait bon faire un bout de chemin ensemble, en mode Afropolite ! An nou aléé !!! 🙂

1 Comment

  1. lucie
    02/12/2014 at 6:14 pm
    Reply

    Merci pour cette délicieuse revue. J’ai commencé la lecture de “la solitude du vainqueur” 🙂

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