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Aux mamans noires et invisibles

Aux mamans noires et invisibles

Afrolife, Société

En cette fête des mères aujourd’hui dans de nombreux pays, j’avais envie de rendre hommage à toutes les mamans, de sang ou de cœur, d’onde ou d’amour.
Et plus spécialement aux mamans noires vivant en France, continentale et dans les Caraïbes.
Aux mamans noires et invisibles de France à travers cette revue.

Résumé:
“L’aventure de la maternité vue par une maman noire en France : grossesse, éducation, discrimination et racisme.

Diariatou Kebe, une jeune femme noire française, ne se « voit » nulle part dans les magazines, dans les livres, à la TV : rien pour ses cheveux, sa peau, son masque de grossesse, ses vergetures, etc. Alors, à la naissance de son fils, elle crée un blog, clumsy.fr, qui aborde la maternité et l’éducation d’un bébé noir dans la France d’aujourd’hui. Son blog est devenu un livre.
Avec humour, l’auteur nous parle de son quotidien, de ses interrogations et lève le voile sur un racisme de tous les instants, dans un pays qui se veut tolérant.

Entre guide et essai, en puériculture, le livre de cette maman noire pose son regard sur la société. “image

J’ai découvert Dia clumsy, par une amie l’an dernier lorsque j’etais à la recherche éperdue de blogs littéraires francophones pour les enfants afrodescendants, à la recherche de nouvelles pépites pour mon fils, et d’ inspirations pour mes poèmes et mes critiques de littérature jeunesse.

Ensuite, j’ai lu son livre, une transcription de ses réflexions de bloggeuse, un témoignage de maman, le sien.

La reproduction est la chose la mieux partagée par les êtres vivants.
L’ amour universel.
Quand on est maman , on veut le meilleur pour sa progéniture, on veut son bien être, son épanouissement. On s’efforce de lui donner des armes, des forces, des valeurs pour grandir, s’adapter et se projeter dans l’avenir sans nous.
On essaie.

Lorsqu’on est maman afropolite, vivant dans un monde à dominance blanche (pas par la quantité, on est bien d’accord), on est face à des réalités, des enjeux spéficiques.

Nos différences ne sont pas à nier, occulter. Elles sont.

J’ai lu le livre que j’aurais aimé lire lorsque j’étais enceinte de mon bébé. Des angoisses à l’espoir, ce livre a mis des mots sur mes maux.

Dia a traduit mes pensées mieux que je ne les aurais exprimées avec un ton tantôt drôle et enjoué, tantôt triste et profond, toujours lucide et perspicace.
Une meilleure amie inconnue qui m’a fait part de mes peurs, de mes doutes, d’élever des enfants d’origine africaine en France.mom-863055_960_720

Puis, je l’ai suivi à de nombreuses conférences et espaces d’échange car j’ai voulu creuser la question, avoir des conseils, d’autres avis. On est affairée ou on ne l’est pas. J’ai appris de fil en aiguille que je n’étais pas seule. Non sans blague? Tchip! Des ainées aux cadettes, nos interrogations et nos larmes sont légitimes. Elles ne sont pas honteuses, encore moins coupables. Elles sont.

J’ai énormément apprécié ce livre, livre de chevet et de sac à main pendant deux mois (si si). Il m’a apaisé, m’a fait sourire, m’a réconforté.
Le meilleur reste à venir. Ou pas.

Un clin d’oeil au libraire Namer de la librairie panafricaine Tamery de me l’avoir innocemment suggéré, en présence de Carole des Étoiles Noires, un matin d’hiver à Paris. Le hasard n’est point. Hum!

Ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan immense des préoccupations quotidiennes de maman; mais parce qu’il m’a fait du bien à une période déterminante de mes choix de vie, je le recommande aux Afropolites, parents ou non, intéressés par ces problématiques.

Bonne fête de l’amour.

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