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L’argent des étudiants africains en Occident: Wuéna, l’abeille travailleuse

L’argent des étudiants africains en Occident: Wuéna, l’abeille travailleuse

Afrolife, Culture et Lifestyle

Nous continuons notre série sur le budget des étudiants africains. Sous la forme de témoignages ponctués d’anecdotes et de bons plans, les (ex-)étudiants racontent comment ils gèrent leurs finances au quotidien et à moyen/long terme.

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Wuéna, l’abeille travailleuse 

Pays d’origine: Bénin; Pays de destination: France

La vie étudiante n’a pas été de tout repos sur un point de vue financier.

N’étant pas boursière, il était convenu que je recevrais mon argent de poche de mon père. Mais j’y ai eu droit que la 1ère année soit de Septembre 2002 à Juin 2003.
Et pour cause ! Mon adorable frère aîné a estimé que je pouvais, comme lui, me débrouiller toute seule. Il a donc demandé à notre père d’arrêter les envois d’argent.
“Ta fille trouvera un job et se débrouillera comme une grande”

Je me suis ainsi lancée dans les jobs d’étudiante dès la 2ème année de mon arrivée en France.
J’ai travaillé mon 1er été de juillet à août 03. J’avais trouvé l’emploi via une boite d’intérim. Avec les 1800€ / mois plus les indemnités de fin de mission, je me sentais riche au bout des 2 mois. Ce premier job m’a aidé à payer ma scolarité le mois qui a suivi puis mes loyers au CROUS (NDLR : résidence étudiante)

En mars 2004, j’ai trouvé un autre job étudiant à ED (NDLR : chaîne de supermarché) en tant qu’employée polyvalente à temps partiel. Mon contrat était de 15h par semaine, mais j’en faisais souvent moins. En effet, il n’était pas toujours évident de trouver des créneaux avec mon planning de l’IUP. Je n’avais de disponibilités que le juedi après-midi et les samedi.

Je me souviens encore que je suppliais souvent le responsable de magasin pour faire 10h certains samedi, c’était ainsi l’occasion d’augmenter mes revues. Mais lui m’objectais que ce n’était pas légal.
Aussi, je me précipitais en semaine dès que j’avais un créneau de disponible pour aller travailler chez ED.
Le salaire mensuel que je tirais de ce job tournait autout de 350 / 400€, un peu plus quand j’arrivais à faire des heures supplémentaires.
Quand je pense que c’était l’équivalent de la bourse d’étudiant de mes amis qui se la coulaient douce les samedis pendant que moi, je me faisais des muscles à ED. Eh oui, en tant qu’employée polyvanlente, je devais tirer des palettes de produits pour faire la mise en rayon, porter des cartons…

Sur un budget de 350 € donc, après mes dépenses incompressibles (carte de transport 25/30 € ; loyer 150 € /200 €) et mes repas, il ne me restait quasi rien à épargner. Une réalité bien connue de certains étudiants.

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