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Afropolite Movie : Marly-Gomont, quel accueil ?

Afropolite Movie : Marly-Gomont, quel accueil ?

Afrolife, Arts et entertainment, Culture et Lifestyle

Je suis allée voir ce dimanche Bienvenue à Marly-Gomont

Chaque vie est exceptionnelle, qu’elle soit racontée dans un livre ou à l’écran, elle parle à notre propre vécu. Kamini a voulu rendre hommage à son père en adaptant au cinéma l’histoire de la petite famille en France.

J’ai beaucoup aimé l’histoire, le jeu des acteurs, surtout des petits jeunes, et comme je suis une grande romantique, l’histoire d’amour.

La difficile acceptation

Vivre heureux en France est une médaille en soi, mais vivre dans la France profonde, agricole, paysanne, qui n’a jamais vu de noirs, sérieux, il faut le faire. Et la chanson de Kamini le relatait très bien. Même si l’arrivée à Marly-Gomont date de 1975, les faits relatés ne sont pas étrangers aux afropolites, générations X Y Z confondus.

Le rêve des parents

Les choix de vie des parents sont souvent basés sur la recherche du meilleur avenir pour leur progéniture. Privilégier une place de médecin dans la campagne à un poste de médecin personnel du président de la République dans son pays d’origine n’a pas dû être de tout repos. Encore moins pour la conjointe qui sacrifie ses ambitions personnelles pour le bien être de la famille ou de l’égoïsme du père. L’épineuse question du retour ou non au pays, la double culture/éducation, la reconnaissance des siens, la schizophrénie de la quête de soi…Marly Gomont 2

L’obsession des études

Les parents africains ont une réelle obsession pour les études. Obtenir un diplôme est la garantie de trouver une pitance future. Ce n’est pas toujours le cas, et la seconde génération d’immigrés s’est vu fermer des portes malgré le pedigree de leurs « papiers longueur », double amertume.

La suprématie de l’intelligence logico-mathématique au détriment des autres formes d’intelligence. Comme Peggy Ballou, dans son article qui explique les différents types de l’intelligence, il nous faut favoriser, éducateurs et parents, ceux prédominants dans la personnalité de nos rejetons. A la fin de la journée, la fragile paix du cœur est essentielle.

Etudier, travailler deux fois plus quand on est noir. Une maxime pieuse que je trouve horrible. Plus que la perfection pour se faire une place, pour survivre. Valider ses résultats, ses efforts par la population dominante ou oppressante n’est pas forcément rendre service à l’enfant. Les parents africains, pensent souvent à tort, qu’en ayant une conduite exemplaire, un casier judiciaire propre, un parcours scolaire brillant, on peut se faire accepter, on n’échouera point. Oui et non, à côté, il faut que d’autres âmes s’arment de courage pour combattre le racisme systémique. Et tout le monde n’a pas envie d’être pionnier ou d’avoir une vocation résistante.Marly Gomont 1

Les clichés

J’ai aimé tous les clichés sur les Noirs qui ont été traités. J’en ai rigolé aux larmes. Les maitresses, l’initiative du gospel africain, la sapologie, les conversations et musiques bruyantes…

Et enfin, parce que je suis nappy, les afro, les nattes étaient frais. Surtout les long-long de la tantine en christ, mon vié !

J’ai passé un bel après-midi et je recommande surtout avec ce temps pluvieux, vous ressortirez gai.

Keidi

1 Comment

  1. Marc
    03/12/2016 at 9:04 am
    Reply

    Bonjour,

    J’ai adoré aussi ce film et je recherche une chanson africaine “si pas content” (désolé je ne sais si c’est l’orthographe exacte) impossible de la retrouvé dans la BO du film ?

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