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Me and Mrs Jones ne savions pas que parfois il neige en Avril… Mais la vie est belle !

Me and Mrs Jones ne savions pas que parfois il neige en Avril… Mais la vie est belle !

Actualités, Arts et entertainment, Culture et Lifestyle, Société

Un titre trop long pour une fois, loin de l’esthétique consensuel.
Notre façon de rendre hommage à trois grands artistes disparus en l’espace de quatre jours.
De l’Afrique aux Etats-Unis, la noirie déplore la disparition d’artistes qui même si ils ne faisaient pas toujours l’unanimité, restaient tous très respectés.

Prince

Prince

Les grands de ce monde, artistes, musiciens, vedettes de cinéma et même politiciens n’ont pas manqué de rendre hommage au génial kid de Minneapolis. Plusieurs grands journaux du monde entier lui ont consacré sa une.
Même si les circonstances autour de sa mort prématurée restent floues, c’est la légende de Prince qui a été mis en avant, avec souvent ce rappel qu’il a été souvent considéré comme le seul vrai challenger du Roi de la Pop Michael Jackson dans les années 80/90.
Artiste talentueux, multi-instrumentiste (il joue tout sur son titre « 1999 »), c’est dans son complexe de Paisley Park renfermant notamment son studio d’enregistrement que son corps sans vie a été retrouvé. Pour lui le travail était essentiel pour progresser et avoir du succès.
C’était un auteur, compositeur, arrangeur et producteur prolifique (une trentaine d’albums au compteur, et près de 500 enregistrements originaux de côté) et un phénomène qui ne faisait pas semblant sur scène. Il était radicalement libre, luttant contre les majors de l’industrie musicale, ne faisait rien comme les autres, aimait provoquer mais savait garder le sens du business.
Pour la petite histoire, vous serez étonnés d’apprendre que Prince est l’un des premiers à avoir utiliser dans le titre de ses chansons, ces conventions, désormais bien établies dans le langage SMS, où par exemple, le « you » est remplacé par « U » et le « for » par « 4 ».

A écouter : When doves cry et How come U don’t call me anymore.

Papa Wemba

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La nouvelle de sa mort est sans doute l’une de celles qui a bouleversé le plus l’Afrique noire ces derniers jours, tant ce patriarche de la Rumba congolaise était considéré comme une légende vivante sur le continent et dans la diaspora.
Artiste lui aussi hautement prolifique (on parle d’une cinquantaine d’albums en cinquante ans de carrière), il a su s’adapter aux temps et aux modes, n’hésitant pas à s’essayer au rock ou même au rap.
Moins de dix ans après l’aventure Zaiko Langa Langa (groupe mythique né en 1969), Papa Wemba lance son célèbre orchestre/label « Viva la Musica » qui révèlera notamment l’un des autres monstres sacrés de la musique africaine : Koffi Olomide.
Les années 80 consolident son statut de star incontournable bien au-delà du Congo : grande éminence de la « Sape », star en tournée internationale d’Afrique jusqu’au Japon en passant par l’Europe, acteur principal à l’affiche du film « La Vie est Belle » dont il compose une partie de la bande originale.
A la fin des années 80, Papa Wemba est signé sur le label du célèbre Peter Gabriel, dont il assure les premières parties sur plusieurs tournées européennes et américaines. Son rôle en tant qu’ambassadeur de la musique africaine hors du continent est réel.
A 66 ans, il continuait d’assurer son statut de « roi de la rumba congolaise » et c’est sur scène lors d’un festival organisé par le groupe Magic System à Abidjan qu’il s’est écroulé. Malaise retransmis en direct à la télévision.
Comme souvent, une polémique s’est répandue sur internet… au sujet de la prise en charge du musicien par les équipes de secouristes de la Croix Rouge, présente sur les lieux. Le fait est qu’avec la retransmission en direct, tout le monde s’est fendu de sa petite analyse au sujet du comportement du principal agent sur scène… Rappelons que l’artiste n’est pas mort sur scène mais quelques heures après, et pour l’instant les causes du décès ne sont pas connues.

A écouter : Maria Valencia et La vie est belle

Billy Paul

Billy Paul

Pour les jeunes générations, c’est l’artiste le moins connu de notre liste. Ayant atteint le vénérable âge de 81 ans, le chanteur était mondialement connu pour son tube « Me and Mrs. Jones », sorti en 1972.
C’est dès l’âge de 12 ans que ce natif de Philadelphie se retrouve plongé dans la Soul Music, participant à plusieurs émissions sur une radio locale. Il se produit par la suite dans des concerts au côté d’artistes mythiques tels que Nina Simone ou Charlie Parker. C’est ce dernier qui lui donna le conseil de persévérer. C’est à l’âge de 18 ans que sortent ses premiers enregistrements.
A 23 ans, il est appelé pour son service militaire et stationnera en Allemagne, dans le même régiment que d’autres légendes : Elvis Presley et Gary Crosby.
Ce n’est finalement qu’à 34 ans que Billy Paul sort son premier vrai album, très « jazz ». Pris en main par les producteurs légendaires Gamble et Huff, considérés comme les précurseurs du Philly Sound (Philadelphia et sa soul luxueusement orchestrée prenant sa place face à Détroit-Motown et Memphis-Stax), ils vont au fil des albums parvenir à lui tailler des tubes sur mesure jusqu’au fameux LP « 360 Degrees of Billy Paul » et son single “Me and Mrs. Jones”.
Ce hit planétaire lui permettra de rafler, en 1973, le grammy award dans la catégorie RnB face à (excusez du peu) Ray Charles, Isaac Hayes et Curtis Mayfield.
Avec sa voix moelleuse, veloutée, Billy Paul n’était pas juste une pop star inoffensive et d’ailleurs cela causera sa « perte ». En effet, le second single choisi pour enfoncer le clou du succès de « Me and Mrs Jones » s’intitulait : « Am I Black Enough For You? », funky et très militant, pro-Black Power. Ce fut une erreur qui contribua fortement à freiner la carrière du chanteur.

A écouter : East et Let the dollar circulate

1 Comment

  1. Kimia Obiriga
    27/04/2016 at 8:25 am
    Reply

    Une erreur ? Je ne pense pas. Ne pas recevoir l’approbation du public non blanc n’est pas un frein. Il vaut mieux avoir un public digne qu’un public indigne drapé dans son privilège.

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