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Shoes & the City

Shoes & the City

Afrolife, Arts et entertainment, Culture et Lifestyle

Si comme moi vous êtes amatrice de chaussures, vous avez sûrement vécu ces moments de bon matin ou devant la collection de paires dont vous disposez aucune ne semble convenir: pas de la bonne couleur, pas confortable aujourd’hui, pas assez haute, pas assez plate, trop haute, trop ouverte, trop chaude…

Je ne sais pas de combien de paires de chaussure je dispose, mais je suis certaine que la trentaine est dépassée. Quel que soit l’endroit où l’amoureuse des shoes que je suis vit, je trouverai toujours une bonne raison pour en avoir plein mes armoires et en trouver d’autres à acheter régulièrement. Depuis que je vis en Europe, la première de mes raisons est le climat. La seconde est en tant que femme active : le boulot. La troisième, vivant dans une ville parfois trop dynamique à mon goût : les moyens de déplacement et autres transport en commun. La quatrième est la plus agréable à mon avis : les obligations sociales et sorties.

En région parisienne, où je vis, je marche souvent. Faire 800 m à pied quotidiennement en semaine est un minimum normal. La moyenne du parisien doit tourner autour de 2 km qu’il vente ou neige. De plus il y a 15000 variations de températures. Des sous saisons dans les saisons : L’hiver froid et enneigé, l’hiver froid et pluvieux, l’hiver pluvieux sans être trop froid, le printemps ensoleillé mais froid, l’été pluvieux, le printemps période giboulée, l’été normal, l’été chaud et étouffant, l’automne pluvieux, l’automne été indien, l’automne venteux, bref vous me comprenez … ou pas (et si c’est le cas, je vous envie !). On pourrait penser que disposer de 2 paires (1 principale et une de secours) pour les saisons compliquées a.k.a : Hiver, automne, Printemps suffirait. Mais en réalité je suis arrivée à la conclusion qu’il en faut plus. Voici les catégories que j’ai pu identifier :

Les Quotidiennes Boulot Basique Tout Terrain:

Avec celles-ci, on marche souvent, on court derrière son métro ou son bus, on prend la pluie, on piétine. On fait classe et sérieux au boulot, mais au resto ou en soirée avec de amis elle reste confortable et robuste. Rien d’excessif, on est minimaliste mais correct.

Nombre minimal de survie suggéré : 4

1 paire de bottes haute noires parfaite pour l’hiver, 1 paire de bottines (remplaçable par des escarpins) pour l hiver, l’automne et le printemps froid et ou pluvieux, 1 paire de ballerine ou autre paire plate pour leur simplicité et leur côté passe-partout, 1 paire d’escarpins talons moyens noir utile tout le temps.

Les Quotidiennes Améliorées:

 Ces paires sont destinées aux jours « spéciaux » du quotidien. Ces jours où l’on se rend aux entretiens d’embauche sans être sur son 31 mais en étant assez classe, ces jours où on prend part à une réunion ultra importante ou un colloque ou des meetings avec des VIP. Ces jours où il est important d’être bien mise tout en gardant un style professionnel que certains appelleront austère car il ne faut pas sortir la boule à facette, ni le style beauté fatale ultra sexy. Ces chaussures peuvent également assurer le service minimal en soirée et à des mariages en mode low profile ou minimal chic. En fin de vie, elles passent bien dans la catégorie quotidienne boulot basique mais ne sont pas forcément tout terrain.

Nombre minimal de survie : 2

1 paire d’escarpins talon hauts noirs, 1 paire talon hauts nude ( pour changer du noir et avoir une paire de back up)

– Les Habillées :

 Dans cette catégorie on sort l’artillerie lourde: on se sape* avec. On les porte peu parce qu’on ne peut pas les garder plus de 6 heures debout aux pieds. L’intention étant d’être ostensiblement élégante, on marie leurs couleurs à celles de nos vêtements. Ce sont des pièces qui suivent notre évolution en âge et/ou en style : de la jeunette avec ses sandales à lanières qui remontent le long des jambes à la jeunette améliorée qui devient ensuite une dame se transforme en grande dame et s’établit plus tard en tantie*. Cette catégorie est la plus fournie chez moi. A titre d’exemple, des mariages, j’en ai fait à toutes les saisons : été, automne, hiver, printemps, ou en Côte d’ivoire. Avec ou sans pluie, avec ou sans température en dessous de 5 degrés. 5 degrés parce que c’est la température psychologique en dessous de laquelle, je ne mets plus mes orteils dehors.

Nombre minimal de survie : c’est que du plaisir, pas de minimum vital mais à partir de 5 on commence à être à l’aise pour beaucoup d’occasions. Le rouge, le bleu, le doré, le fuchsia et le noir sont de bonnes couleurs de bases pour cette catégorie.

Les Détentes Élégantes :

Elles rassemblent les paires de compensées ouvertes riches et glitter, les nu-pieds à bijoux façon California belle.

Nombre minimal de survie : 1

– Les Détentes Totale ou Utile :

 C’est la collection où se bousculent les «en attendant», Birkenstock, sportwear, chaussures de sport, de randonnée, de marche et les ballerines boulot basique et détentes élégantes en fin de vie.

Nombre minimal de survie : 5

1 paire de chaussure de course/sport (il faut faire du sport ;)) + 1 paire de tongs + 1 paire sportswear type converse Chuck Taylor + 1 paire de ballerine shopping + 1 paire de bottes tout terrain en cas de neige irréelles et verglas assassins.

Selon moi, il faudrait au minimum 12 paires de chaussure pour tenir une année. Et à ce niveau, vous n’avez pas fait de coquetterie comme vouloir des couleurs en plus des valeurs sûres que sont le noir et le marron (hors sport) ni cédé à des paires élégantes de sortie.

Je vais de ce pas compter mes chaussures et vérifier qu’il ne m’en manque pas dans la catégorie minimum vital chaussure.

Et vous Afropolite combien de paires avez-vous ? La répartition est-elle la même là où vous vivez ? Où vous travaillez ?

Sape* : verbe utilisé pour désigner le niveau ultime de l’élégance vestimentaire. Il vient du mouvement de la société des ambianceurs et des personnes élégantes, ou SAPE, mode vestimentaire populaire née après les indépendances du Congo-Brazzaville et du Congo-Kinshasa chez les jeunes et qui se situe dans la filiation du dandysme. Ses adeptes, appelés les sapeurs s’habillent ainsi chez les grand couturiers, et pratiquent la sapologie.

Tantie* : terme utilisé en côte d’ivoire pour designer une dame avec respect.

7 Comments

  1. Meliou
    08/08/2014 at 4:04 pm

    il m’en manque tout plein ! Il faut que je rétablisse ça ah ah ! très bon article Moniki

  2. bichilla
    09/08/2014 at 10:42 am

    J’aime!!
    On pourrait avoir les references de cette sublime paire de bottes noires hautes?

    • Moniki
      25/08/2014 at 1:02 pm

      Je vais de ce pas vérifier mes sources et voir si je peux obtenir les infos.

  3. Moi
    25/08/2014 at 12:02 pm

    A l’occasion de mon dernier déménagement, j’en ai dénombré la petite centaine, en excluant les tongs que je ne compte pas comme des chaussures. Bien sûr, certaines que je n’ai jamais mises de ma vie parce que ce n’est jamais le bon jour pour les mettre (tu l’as très bien décrit) et d’autres qui malheureusement, ont pris l’humidité à force de patienter au fond d’un placard sombre. Conclusion j’ai donné, j’ai fait une toute petite sélection à vendre (de chaussures jamais mises mais qui ne me plaisaient plus) et jeté celles qui me semblaient trop anciennes ou en mauvais état. Après, j’avais l’impression désagréable de ne plus rien avoir alors que bon, il a été prouvé que ce stock n’était pas indispensable.
    ça fait plus d’un an que j’ai acheté… une seule paire de chaussures. J’essaie (difficilement) d’arrêter l’accumulation de choses. Mon compte en banque a le sourire et de toutes façons, mon mode de vie ne me permet plus de mettre mes talons de 10 cm au quotidien ou des chaussures sophistiquées qui s’abimeraient trop vite par rapport à leur valeur d’achat.

    Ce que je ne comprends pas en revanche, ce sont les filles qui vivent en région parisienne, qui est la région rêvée pour mettre toutes les chaussures possibles toute l’année et qui courent uniquement derrière les sandales en été et les ballerines en hiver parce que “la ville est trop dynamique” (j’emprunte ton expression). Dans certains endroits, il fait trop chaud pour mettre des bottes, dans d’autres trop froid pour mettre de belles bottes, dans d’autres encore, il n’y a pas assez de choix. Et pendant ce temps, des Parisiennes gaspillent leurs pieds. Monde injuste…

    • Moniki
      25/08/2014 at 3:28 pm

      Ce n’est pas avec un tel commentaire que je vais réussir à freiner ma tendance à l’accumulation de chaussures.Je vis dans la région rêvée pour mettre toutes les chaussures possibles.J’ai mon argument massue.

      Je salue la performance: 1 an, une paire de chaussure achetée.
      Moi j’en suis à 6 mois (c’est mieux de réduire à cette fenêtre temporelle qui évite les fêtes de fin d’année), 8 paires de chaussures. Et je vous certifie que seulement 3 n’étaient pas indispensables et dans le lot 5 ont été achetée en soldes à de très bon prix.
      c’était une année de renouvellement de stock en fin de vie.je donne l’impression de me justifier… je sais.
      Je crois que j’ai besoin d’aide et d’une paire de bottes pour l’hiver qui s’annonce(c’est promis, après j’arrête pour cette année)

    • Moi
      28/08/2014 at 3:06 pm

      loool ! On n’en a jamais trop.
      Tiens à force de parler de chaussures, tu m’as fait acheter ma 2eme paire hier. J’étais limite émue. Et pour fêter cet évènement (15 mois sans chaussures, ça se fête), j’ai acheté une 2eme paire.
      Merci de ta mauvaise influence.

  4. Sika A.
    27/08/2014 at 9:56 am

    Ha ha ha ! J’en ai compté une quarantaine(les sandales y compris) chez moi il y a 2 semaines(apres m’etre debarassé de quelques unes). En 1 an j’ai acheté 10 paires….En vous lisant, je constate que je suis petite joueuse (nombre total de paires) mais il faut que je calme mes ardeurs. 10 paires de chaussures en 1 an, c kan meme trop…

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