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Taubira : leur bête noire est partie

Taubira : leur bête noire est partie

En toute mauvaise foi, Politique et Economie

Christine Taubira démissionne !

Alors qu’en décembre dernier son entourage affirmait encore que son départ n’était pas “à l’ordre du jour”, un communiqué de l’Elysée vient d’annoncer la nouvelle ce mercredi matin !

Les raisons ne sont pas clairement évoquées mais gageons que le sujet de la déchéance de la nationalité n’est pas tout à fait étranger à cette rupture abrupte entre l’ex Garde des sceaux et l’exécutif.

En effet, elle répétait encore il y a peu que ce projet de réforme lui posait “un problème de fond” car il remettait en question “le principe fondamental qu’est le droit du sol”.

On ne voyait donc plus très bien comment elle aurait pu aller défendre avec succès le projet de réforme constitutionnel !

Un petit tour dans votre moteur de recherche préféré vous montrera que Christine Taubira était sans aucun doute le personnage le plus clivant de ce gouvernement : le nombre de pétitions et de pages sur les réseaux sociaux appelant à sa démission depuis des mois est assez conséquent.

Et les politiques aussi, notamment dans l’opposition, sont presque tous unanimes dans leur hostilité contre Taubira, leur cible préférée.

Qui aurait cru que les sujets de la justice intéressent autant les français ? Bien plus que le “détricotage” du droit du travail ou l’impossible inversion de la courbe du chômage ?

A moins qu’il s’agisse d’autre chose… On ne nous empêchera pas d’être “paranoiraques” (humour). Une femme noire, brillante, maitrisant ses dossiers, s’exprimant et répondant aux attaques avec une aisance déconcertante, débattant à l’assemblée sans notes, loin des clichés reçus… Cela doit en exaspérer plus d’un, surtout qu’on peut compter plusieurs dérapages ces dernières années, à propos non pas de ses idées et sa politique mais en référence à sa couleur. Et ce de la part d’acteurs politiques estampillés républicains…

Pensons ce qu’on veut de madame la ministre, mais ça devient rare les personnages politiques qui préfèrent renoncer à un poste plutôt qu’à leurs idées et leurs propos…

Malgré tout, nous pouvons, de son passage au gouvernement, tirer la leçon suivante : nous ne sommes pas obligés d’être d’accord en tout point pour travailler et avancer ensemble !

3 Comments

  1. Abiba
    27/01/2016 at 11:18 am
    Reply

    Ca m’attriste qu’elle parte. Justement à cause de toutes ses qualités citées dans l’article. Elle est brillante. Mais je la comprends, à un moment la nécessité de cohérence s’impose. Elle reste fidèle à elle même…

    Dans mon monde de bisounours, j’ai du mal que jusque parce qu’elle ne repond à ce qu’ils attendent d’un noir les gens la détestent. Même si en effet les nombreux deparages peuvent corroborer cette vision des choses.. Je m’accroche à croire que ce n’est dû qu’à des differences de visions… Je m’accroche…

    Bon vent Taubira. Ils se rendront surement compte de la grande perte qu’ils s’infligent… Ce sera juste comme toujours trop tard.

  2. Sula
    27/01/2016 at 12:12 pm
    Reply

    Bien dit. Bon c’est pas difficile d’etre Para(noir)aques dans ce cas la hein (je vole le terme!!! :)). C’est clairement un cas de “elle ne joue pas le role qu’on aurait aime qu’elle joue”.

    Bref, il etait mieux pour elle qu’elle parte!!! La France et sa diversité en papier mâche. Tchip!

  3. Heidi
    01/02/2016 at 2:36 pm
    Reply

    Christiane Taubira, qui a démissionné le 26 janvier du gouvernement, publie lundi 1er février un essai intitulé «Murmures à la Jeunesse» révèlent Le Monde et FranceTVInfo.

    Dans ce livre, l’ex-ministre de la justice explique pourquoi elle est opposée à l’inscription de la déchéance de nationalité dans la Constitution. Elle consacre une vingtaine de pages à cette question.

    Christiane Taubira revient aussi, dans ce livre, sur ses doutes au sein du gouvernement. Elle aurait écrit ce livre avant d’avoir pris la décision de démissionner. « Peut-être serait-il plus raisonnable d’être raisonnable et de laisser passer. (…) Je ne suis sûre de rien, sauf de ne jamais trouver la paix si je m’avisais de bâillonner ma conscience », écrit-elle.

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