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The Afropolite Web Window #3 – January 2015

The Afropolite Web Window #3 – January 2015

Opinion

Sur The Afropolite, nous partageons avec vous nos points de vue  sur les sujets qui nous intéressent. Parfois ces sujets nous viennent de l’observation du quotidien ou plus simplement de nos découvertes du web.

The Afropolite Web Window (TAWW) sera l’occasion de vous ouvrir une lucarne sur une partie des sujets rencontrés au cours de nos balades « internetiques ». Ce jus de Web ne contient pas toujours des éléments de toute fraîcheur, mais nous espérons que vous les trouverez à propos et pertinents pour vous Afropolites. Petit extrait de nos rencontres Web.

Tenue correcte exigée

Début Novembre 2014.

Un incident se produit dans une gare routière de Nairobi. Une femme est prise à partie par un groupe d’hommes qui jugent sa tenue « indécente ». Mais au lieu de la recouvrir, ils la déshabillent de force.
La scène est filmée par des téléphones mobiles et mise en ligne, suscitant à la fois un choc national, mais aussi un vaste débat sur la manière dont les femmes devraient se vêtir dans les lieux publics. J’ai le souvenir d’un cas similaire en Côte d’ivoire il y a quelques années. Mais contrairement à la Côte d’ivoire, cet incident au Kenya et sa diffusion sur le net ont suscité une réaction populaire. Les organisation féministes ont organisé des marches de protestation accompagnées du hashtag#MyDressMyChoice. Pause. Seconde mi-temps. Face à l’indignation des organisations féministes, aux manifestations de protestation et au hashtag pro liberté de s’habiller comme on le souhaite, est apparu un contre-hashtag #NudityIsNotMyChoice, et un contre-mouvement qui a même tenté de perturber la manifestation féministe.

Je me pose toujours la question face à ce genre d’événement : si la femme en question était une touriste blanche habillée de la même manière, comme on le voit couramment dans les capitales ou sur les plages européennes, que ce serait il passé ? L’ironie de l’histoire est que traditionnellement chez certains peuples africains avant la colonisation et le code puritain anglais que semble avoir bien adopté ces déshabilleurs publiques, se balader les seins en l’air ou très dévêtu (façon bushmen ou himbas) n’était pas si ostracisé. Mais cette jeune femme a été déshabillée au nom de la décence africaine *soupir*.

Plus de détails sur l’incident ici.

Aversion au risque

Pourquoi si peu de noir(e)s dans la silicon valley? Pour être honnête, la question ne m’a jamais tracasée. Où est-ce que dans le monde économique il y a une représentation valorisée des noir(e)s? Pourquoi la silicon valley échapperait à cette triste statistique? Mais ce qui m’a touché dans cet article, ce sont ces lignes: “Black folks like me have to take care of family members at home, so jumping into a startup is very risky when you can make it either on Wall Street or do something more stable in finance. If my company fails, the people who are counting on me also fail.”
Lire ces échanges a fait remonter en moi un nombre incalculable de souvenirs de discussion avec les parents et familles sur les choix de carrières. L’aversion au risque professionnel n’est donc pas que dans mon entourage africain. C’est en vérité l’une des raisons qui sous-tend les insistances de nos parents à faire de nous des avocats, des banquiers, des médecins et des professeurs. Même si l’histoire américaine est différente de celle des noirs qui ont émigré volontairement dans les années 40 et 60 en Europe pour la majorité, je me rends compte que pour moi aussi la sécurité prévaut sur le goût de l’aventure entrepreunariale ou même dans mes choix d’orientation professionnelle. On vit sans filet, on ne peut pas se rater.

L’article qui a suscité cette réflexion est lisible ici.

Pas de côté

On parle peu de politique sur Afropolite. Tous les autres sites d’actu s’en occupent si avidement. Mais difficile de taire mon admiration mêlée d’inquiétude pour le Burkina. En une semaine, les burkinabés on changé de président. Au détour d’une tentative de prolongations sine die de son mandat, Blaise Compaoré a été déposé par son peuple et lâché par son armée. Il vient s’ajouter à la longue liste de dirigeants africains et familles de dirigeants désormais en exil. Mais la situation étant ultra complexe sur place, l’issue de cette transition forcée n’est ni limpide ni assurée. Tout ce que je souhaite aux burkinabés c’est d’être ce peuple qui impressionne par son culot et son intégrité. Bon courage pour la suite.

Vin de France

Il n’est un secret pour personne que les africains des plus riches aux plus démunis aiment célébré avec vins et champagnes. Je me suis toujours demandée si certaines fortunes du continent y avaient investi quelques deniers. Comme souvent l’information n’est pas très publique, du moins dans ma sphère de “nobody”.
Cette question m’a traversé l’esprit à la nouvelle de l’investissement de Jayz dans la marque de champagne Armand de brignac. Même si l’investissement est moins récent que ne l’a fait penser le buzz médiatique de novembre dernier, il faut reconnaître le statut de “famille princière black” qu’ils commencent à gagner dans les médias.

Plus de détails ici.

OPA de Angola telecom sur Portugal telecom

Isabelle dos Santos a la tête bien faite en plus d’être bien née. Elle ajoute à la liste naissante des flux Sud Nord une OPA sur Portugal Telecom par Angola Telecom. Il est bien vrai que l’économie portugaise n’est pas en grande forme et que l’exploit économique n’est peut être pas spectaculaire, mais c’est toujours ainsi que commencent les grandes aventures économiques : racheter une entreprise de qualité en difficulté. L’Angola est elle en train de suivre l’ exemple des petromonarchies et émirats du golfe?
A ce jour, au moment de la publication de cet article, Isabelle Dos Santos a retiré son offre sur Portugal Telecom, jugée insuffisante, “sous-évaluée” par l’Autorité boursière portugaise de régulation.

Plus de détails sur cette “ex”-OPA ici .

Nous suivrons de près en 2015 cette “princesse aux oeufs”…

Une afropolite comme on en aime

Magatte Wade a un profil Afropolite, elle est née en Afrique, a grandi et vécu sur 3 différents continents desquels elle tire son savoir être, son savoir et son savoir-faire. C’est une jeune femme ambitieuse qui puise sa force de son origine africaine et n’a aucunement peur de tomber ou se fouler la cheville dans son serial et successful entrepreunariat. Ça fait plaisir de voir des femmes qui nous ressemblent, qui ont la gniark et le bagou pour sortir l’Afrique de sa prétendue léthargie.
Quand on lit le parcours et la volonté, on a plus qu’envie d être résolument afroptimiste. Guys, even the sky is not the limit, version Wolof!

Slate dresse dans cet article un portrait de notre Magatte :).

Le monde appartient …

Je découvre avec un mélange d’effroi, d’envie et d’admiration la routine matinale de 10 business women américaines.
L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt dit le dicton. Eh bien je pense que le présent aussi. Ce ne sont pas des humains, ce sont des machines de guerre aux mécanismes bien huilés et à la routine qui ne laisse rien au hasard. Alimentation, famille, santé, spiritualité dès l’aurore. Food for thought.

Illustration ici.

Leur donner une enfance

Toutes les petites filles africaines n’ont pas une enfance choyée et confortable comme j’en ai eue. J’en ai toujours été consciente rien qu’en ouvrant les yeux et regardant autour de moi. Des petites filles qui se lèvent aux aurores pour gagner de quoi vivre dans des conditions indicibles, il y en a beaucoup. Grandir entourée d’exemples du genre peut parfois désensibiliser. Maman Gaou partage une histoire profonde et dérangeante sur une part complexe et parfois honteuse de pratiques culturelles africaines. Cette histoire mêle une réalité de l’émigration/expatriation, du travail des enfants dans les foyers, de la cruauté des adultes au complexe de toute puissance. Elle engage la communication parents enfants, la clairvoyance et l’efficacité des adultes qui ont des principes. Enfin, elle nous rassure sur le fait que des valeurs humaines complètement africaines existent bel et bien.

L’histoire est à lire ici.

Dress like a boss

Une application utile.

Vous aussi perdez un temps monstre devant votre penderie les matins? Nous passons plus de 220 jours sur 365 au travail. Il est normal que la garde robe s’y rapportant soit une part importante de notre penderie. Mais honnêtement l’imagination est rarement de mise et on est souvent en manque d’inspiration. Dress style propose une aide. Quelques conseils et une appli pour bien combiner avant de s’habiller 😉 ici

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