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The Afropolite Web Window #5- Noir en terre non Noire

The Afropolite Web Window #5- Noir en terre non Noire

Opinion

Sur The Afropolite, nous partageons avec vous nos points de vue  sur les sujets qui nous intéressent. Parfois ces sujets nous viennent de l’observation du quotidien ou plus simplement de nos découvertes du web.

The Afropolite Web Window (TAWW) sera l’occasion de vous ouvrir une lucarne sur une partie des sujets rencontrés au cours de nos balades « internetiques ». Ce jus de Web ne contient pas toujours des éléments de toute fraîcheur, mais nous espérons que vous les trouverez à propos et pertinents pour vous Afropolites. Petit extrait de nos rencontres Web.

American Nightmare

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Le drame de charleston a apporté une pierre de plus, s’il en fallait, à la constatation d’espèce en voie d’abattage, des personnes d’origine noire aux USA. Bien qu’il ne faille pas généraliser, il faut bien admettre qu’être un homme noir est loin d’être une sinécure aux pays de la statue de la liberté. Sika a partagé avec nous sa profonde déception de voir avec des lunettes moins rose un pays qui jadis la fit rêver.

Between the world and him

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Cette image des USA est encore plus prégnante et effrayante dans les extraits de l’article de Ta Nehisi Coates journaliste noir qui décrit avec une réelle brutalité, ce que grandir en étant un homme noir signifie aux US.

Le fait qu’il décide de s’installer quelques temps en France en partie pour  “Viewing state supremacy and race in another place, to discern whether America is truly exceptional or not ” nous laisse impatient de le lire.

 

Même couleur même punition

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J’ai également découvert que contrairement à son image de pays paisible ouvert à l’immigration, le Canada ressemblait beaucoup à son cousin USA. Dans cet article de Desmond Cole, il faut bien admettre qu’être noir, c’est l’assurance d’être interrogé plus de 50 fois, sans raison valable et surtout, d’être obligé de porter sa carte d’identité sur soi, même quand ce n’est pas obligatoire.

Je dois bien admettre que le commentaire fait par Sula quand nous en avons discuté sonne si juste et vrai : “Quand des parents s’expatrient, je me demande s’ils prennent en compte ce prix à payer de continuellement vivre dans la paranoïa. C’est vrai que c’est bien d’avoir l’eau courante et l’électricité 24/7 mais à quel prix? »

Voyager en peau noire ( cliquez sur les photos pour accéder aux articles)

Ces articles m’ont donné envie de lire plus de récits liés au fait d’être noir en terre pas forcément très noire. J’ai été attirée par deux articles de Travel Noire (qui porte bien son nom).

Le premier reste assez décevant sur les suggestions de « traveling while black », le second plus personnel décrit de manière très ouvert d’esprit,  ce à quoi il faudra s’attendre en terre étrangère telle qu’en Chine.  Mais globalement on reste dans le politiquement correct ou dans des problématiques CSP+ (Classe socio Professionnelle supérieure) qui ne voient pas la face moins friendly du monde. Aucun article ne relève le fait que certaines de ces destinations abritent des noirs africains qui ne sont pas forcément perçus comme des voyageurs avides de découvrir. Que les attitudes diffèrent selon l’origine nationale du noir croisé parce que perçu comme touriste si américain ou comme immigré si sub-saharien.

De plus aucun ne prend la peine de dire clairement que certaines destinations sont moins black friendly et qu’il est bon de se renseigner sur les endroits à éviter. J’ai longtemps voulu aller visiter Moscou et Saint Petersbourg, mais même si les cas d’agressions de noirs sont réduits  depuis quelques années, je me dis que ça peut attendre.

Mais une chose reste vraie, et est citée en fin d’article : “If you reject the food, ignore the customs, fear the religion, and avoid the people, you might better stay at home” – James A. Michener

 

Trop noire pour être française?

 

cliquez sur les photos pour accéder au documentaire et à l’article sur la réalisatrice

Une fois le point de vue Nord-américain lu et relu, on ne peut que se poser la question des noirs issus d’autres terres. Qu’en est-il des français ? Je vis en France et sans y avoir grandi, je note une réelle différence de perception et même de culture avec les autres noirs nés ici.

Début Juillet le documentaire “Trop noire pour être française ” a eu une belle couverture médiatique.

Les symptômes sont différents des Etats-Unis, mais la discrimination reste un résultat commun bien présent. Quand aux US on considérera a priori un noir comme américain même si on le malmène ou l’abat froidement, ce sera parfaitement l’inverse en France. La violence observée aux US reste cependant nettement supérieure à l’attitude envers les noirs en France. La raison peut être liée à la nature moins violente de la société européenne elle-même.

Who Dat Who Dat

Cliquez sur l’image et ici pour en savoir un peu plus

Dans ce tableau plutôt noir (oui c’est facile) j’ai tout de même trouvé une source de sourire. A défaut d’être totalement drôle, la situation de Rachel Dolezal, a fait couler beaucoup d’encre et de tweets.

Cette histoire de femme blanche voulant à tout prix être noire au point de présenter un faux père noir à sa communauté m’a laissée perplexe.

On ressent à la fois de la tristesse pour une personne qui se renie à un tel point, de la perplexité pour une personne qui veut absolument se fondre dans une communauté loin de faire l’unanimité sociale et de l’hilarité totale face à la pluie de tweets qui a suivi la découverte du pot au rose sur le hashtag : #RachelDolezal.

Mieux vaut en rire !

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